CODE D'ETHIQUE DES MEMBRES DE LA COMMISSION
JURIDIQUE ET CONSTITUTIONNELLE

(ANNEXE AU REGLEMENT D'ORDRE INTERIEUR)


Les membres de la Commission Juridique et Constitutionnelle,

  • Vu la loi n° 23/99 du 24/12/99 portant création de la Commission chargée de l'élaboration de la constitution et de la révision d'autres lois, spécialement en ses articles 3 et 7 ;
  • Vu le règlement d'ordre intérieur de la Commission spécialement en son article 39 ;
  • Considérant la nécessité d'un ensemble de règles de conduite régissant leurs relations entre eux et vis-à-vis de la population et de différents partenaires; conviennent que :

    a) Les éléments suivants doivent caractériser le comportement des membres de la Commission dans l'exercice de leurs fonctions.

    1. Intégrité morale irréprochable
    2. Assiduité au travail
    3. Secret professionnel
    4. Esprit de collégialité
    5. Attitude et langage inspirant confiance à la population
    6. Esprit de dialogue
    7. Défense des positions de la Commission
    8. Cohérence des idées
    9. Tolérance
    10. Impartialité.

b) Les éléments suivants sont à éviter par les membres de la Commission dans l'exercice de leurs fonctions

1. Chercher à inculquer ou à dicter les visées personnelles aux autres membres de la Commission ou à la population ;
2. Défendre les tendances partisanes de quelque ordre que ce soit ;
3. Adopter un langage qui limite l'échange de vues et/ou le dialogue ;
4. Substituer les idées personnelles à celles de la population ;
5. Semer la discorde ou la zizanie au sein de la Commission ;
6. Adopter une attitude culpabilisante vis-à-vis d'un membre de la Commission sans que l'on ait des preuves tangibles de son
    inconduite.

c) En cas de manquement à l'une ou l'autre des règles de conduite

Mentionnée en a et b, la Conférence des membres de la Commission, sur saisie d'un ou plusieurs de ses membres, preuves à l'appui, procède, étape par étape, aux mesures de redressements suivantes :

1. Faire remarquer à l'intéressé la règle qu'il n'a pas observée afin qu'il fasse amende honorable ;
2. Faire verbalement un rappel à l'ordre à l'intéressé ;
3. Faire à l'intéressé une réprobation écrite, laquelle est consignée dans le procès-verbal de la réunion où la décision a été
    prise;
4. Faire un rapport écrit aux instances habilitées. Cette dernière mesure requiert la majorité des ¾ des membres de la
    Commission.

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