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ACTUALITE
DE LA COMMISSION
DERNIERES
NOUVELLES
1.
LES RELIGIEUX CATHOLIQUES
En
date du 23/05/2002, le Secrétaire Executif de
la Commission Juridique et Constitutionnelle, Monsieur
Jean MUTSINZI a tenu une reunion de consultation avec
les religieux catholiques de l'Archevêché
de KIGALI. La réunion s'est déroulée
au Centre de Pastoral Saint Paul à Kigali. En
ouvrant la réunion, l'Archevêque Thaddée
NTIHINYURWA a demandé aux prêtres et surs
de donner leur apport d'idées qui contribueront
à l'élaboration des lois favorables à
la communauté chrétienne dont ils ont
la charge à différents niveaux.
Monsieur
Jean MUTSINZI a commencé par donner aux participants
des explications en rapport avec la politique et les
pouvoirs, les affares sociales et les droits de l'homme.
Les participants ont montré les réticences
des Rwandais envers la politique, se demandant ainsi
ce qu'il faudrait faire pour qu'il y ait une politique
qui n'entrave pas les bonnes conditions de vie de la
population. Il doit y avoir pour cela un projet de société
afin de mettre en application les pensées constuctives
exprimées par écrit. Les religieux ont
par là recommandé que la particularité
de cette Constitution soit la décentralisation
centrée sur le district. La population aura t-elle
droit à la propriété foncière
de façon personnelle ? Les religieux ont démontré
que le rwandais s'attache tellement à la terre
qu'il ne faudrait pas le priver de ce droit.
Il
a également été question des partis
politiques dans le cadre de soutenir le pluralisme politique,
étant donné que la prévalence d'un
seul parti porterait atteinte au droit d'indépendance
de chacun avec comme conséquence d'avoir un pouvoir
rigide.
Les
serments de l'Etat devraient être axés
sur la Bible ou sur le Coran afin que celui qui en use
soit conscient de ce à quoi il s'engage et ait
un esprit de loyauté envers la population. C'est
pour cela que la Constitution devrait préserver
les valeurs spirituelles inhérentes à
l'homme dans la vie de chaque jour.
Les
religieuses et les religieux de l'Archevêché
de Kigali sont revenus sur les réalisations de
l'Eglise Catholiques en exposant les bienfaits accomplis
et la façon dont ses adeptes étaient la
cible des événements malheureux de 1994,
signifiant par là qu'elle ne devrait pas être
la seule religion à être pointée
du doigt comme responsable de ce qui s'est passé.
La
réunion a clos ses travaux sur le consentement
commun des participants à continuer à
donner leurs opinions afin que personne ne soit défavorisé
par cette Constitution.
2.
LES MEMBRES DE L'A.MU.R
A.MU.R
signifie " Association des Musulmans du Rwanda
". Les membres de cette association ont à
leur tour exprimé leurs idées sur la Constitution
dans une réunion tenue au Centre Islamique de
Kigali le 26/05/2002 avec Monsieur Alfred MUKEZAMFURA,
Vice-Président de la Commission Juridique et
Constitutionnelle.
Monsieur
MUKEZAMFURA a commencé par leur exposer brièvement
les thèmes principaux contenus dans le module
de formation préparé par la Commission
et intitulé " Les idées fondamentales
d'une Constitution ". Il leur a donné des
explications en rapport avec les Pouvoirs Exécutif,
Législatif et Judiciaire, les problèmes
relatifs à la famille, et les droits de l'homme.
Les
membres de l'AMUR ont émis le souhait que les
partis politiques continuent à fonctionner au
niveau du Forum sans descendre jusque dans la population.
Ainsi, les Représentants du peuple, à
savoir les Députés, seraient élus
parmis les candidats présentés par les
partis politiques et parmi les candidats indépendants.
Il y a des catégories de rwandais qui devraient
être représentées dans les organes
de l'Administration. Il s'agit entre autre des organisations
de femmes, des religons,etc. S'agissant des juridictions
populaires GACACA, les membres de l'AMUR ont souhaité
qu'elles ne s'arrêtent pas sur les problèmes
liés au génocide de 1994, mais qu'elles
contribuent aussi à résoudre d'autres
problèmes sociaux. Les problèmes existant
dans les familles peuvent être résolus
par la reconnaissance du concubinage par la Constitution.
Les
membres de l'AMUR ont consenti de continuer à
donner leurs idées sur la Constitution, étant
donné qu'il y a aussi des questionnaires qui
leur ont été laissées pour y répondre
et les renvoyer à la Commission Juridique et
Constitutionnelle.
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