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La Commission a animé un débat radio-télévisé avec les représentants des partis politiques agréés au Rwanda

(Le 14 avril 2002)

C'était le dimanche 14/4/2002à l'Hôtel Novotel Umubano q'une délégation de la Commission présidée par le Président Tito RUTAREMARA a animé un débat radio-télévisé avec les représentants des partis politiques agréés au Rwanda, en l'occurrence le FPR Inkotanyi, le MDR, le PSD, le PL, le PDC, le PDI, l'UDPR, ainsi que le PSR.

Le thème principal était : le rôle des partis politiques dans le processus en cours d'élaboration de la nouvelle Constitution.

En ouvrant officiellement le débat, le Président de la Commission Mr Tito RUTAREMARA a rappelé que l'idée d'organiser un tel débat est sortie de la rencontre entre le Bureau de la Commission et les membres du forum des partis politiques qui s'est tenu le 15/2/2002 à Télécom House.

Lors de cette réunion, le Président de la Commission leur a expliqué que le rejet des partis politiques par la population est fondé sur l'implication directe de ces derniers dans les massacres et le Génocide de 1994. Il a par ailleurs réfuté les allégations de certains leaders politiques selon lesquelles la Commission annonce ses idées en lieu et place de celles de la population. A cette occasion, Monsieur Tito RUTAREMARA a de nouveau rappelé que dans la plupart des cas la Commission montre le bon visage des partis politiques mais que la question se pose du côté de leurs adhérents qui les ont gérés à leurs fins au lieu de privilégier les intérêts de la population ; et il y a des politiciens a - t-il fait remarquer qui propagent ces fausses nouvelles auprès des ambassades accrédités au Rwanda. L'un des objectifs visés par le débat du 14/4/2002 était de lever toute inquiétude de la population sur les partis politiques. Monsieur Tito RUTAREMARA a expliqué qu'en principe la démocratie va de pair avec la diversité d'idées et d'ajouter que les partis politiques agréés actuellement ne sont reprochés de quoi que ce soit, que seulement la population souhaiterait qu'ils opèrent au niveau de leurs bureaux politiques comme c'est le cas aujourd'hui, mais il y a un autre courant qui aimerait les voir travailler en toute liberté.

Les représentants des partis politiques ont vivement remercié le peuple rwandais en général qui a fait preuve de maturité en adressant leurs inquiétudes à la Commission et remercié cette dernière en particulière pour n'avoir pas gardé secret les inquiétudes éprouvées.

Au cours de ce débat, les représentants des partis politiques agréés dans le pays se sont accordées sur le fondement de ces inquiétudes sur les partis politiques qui jadis ont été caractérisée tout au long de la 1ère et la 2ème République par une politique disriminatoire surtout pour les partis MDR PARMEHUTU, MRND et CDR et de jurer que les partis politiques réunis au sein du Gouvernement d'Union Nationale ne toléreront jamais qu`un tel scénario se reproduise dans le pays.

Ils ont en outre réaffirmé leur engagement dans la mise sur pied d'un code éthique des partis politiques comme ce fut décidé lors de la rencontre du forum des partis politiques tenue à Gisenyi. Les représentants des partis politiques ont par ailleurs demandé à la population d'être toujours vigilant et de veiller aux activités des partis politiques.

La parole fut alors accordée aux différents invités au débat et à ceux qui pouvaient utiliser les téléphones pour faire des observations et demander des éclaircissements. Ils ont souhaité que la loi régissant les partis politiques ainsi que celle sanctionnant toute discrimination qu'elle soit régionale ou ethnique puissent être promulgué avant toute législation officielle des partis politiques.

Certains ont déclaré que les partis politiques en soi ne sont pas du tout mauvais mais que ce sont plutôt leurs membres qui sont les mal intentionnés et citant de mémoire leurs idéologies qui sont très structurées.

En clôturant le débat, le Président de la Commission Tito RUTAREMARA a encore une fois de plus remercié tous ceux qui y ont participé et contribué au débat, assurant par la suite à tous les rwandais en général et aux représentants des partis politiques en particulier que la Commission n'hésitera pas à leur faire recours dès que des nouvelles interrogations sur les partis politiques surgiront.